dimanche 28 septembre 2008

Institut Sage

Pour avancer il faut échanger !

Cela fait longtemps que je suis convaincu que les échanges sont nécessaires: ils permettent, si l'on accepte la critique constructive, de démultiplier les résultats.

La relation que je souhaite avoir avec mes amis, mes collaborateurs, mes clients, mes fournisseurs... prend en compte cette dimension.

On ne peut pas changer le monde en un coup de baguette magique mais chaque remarque permet de se remettre en question et d'apprendre.
Certes, cela ne va pas toujours forcément aussi vite que je voudrais ou que je souhaiterais, c'est la vie !

Ceci étant posé, vous comprenez pourquoi j'ai accepté de participer au lancement de l'Institut Sage en apportant mon témoignage d'ancien repreneur et de "jeune" chef d'entreprise.

En effet, même s'il est bien secondé, l'entrepreneur reste souvent seul face à ses questions et surtout prend seul les décisions.

Je souhaite que l'initiative de Pascal Houillon permette de briser cette solitude au travers de la création d'un réseau et facilite l'émergence de solutions.

L'idée de Pascal Houillon est assez simple: mettre en relations les entrepreneurs et leurs compétences pour leur permettre de progresser.

Il dit en substance: "L’Institut Sage a pour vocation de favoriser l’échange d’expériences et le partage de compétences, car les dirigeants sont les plus à même de trouver des solutions pour l’entreprise."

http://www.institut-sage.com/Sage_institut/

J'étais cette semaine en ligne avec un ami repreneur et de nos échanges sont nées des solutions applicables à nos business respectifs.

C'est un peu comme cela que je vois ma contribution à l'Institut Sage: l'échange d'expériences.

Il faut fédérer les énergies en ces temps difficiles et cette initiative couplée à celles d'autres (CRA, Caravane des Entrepreneurs...) doit contribuer à la réussite française dans la compétition mondiale (je reviendrai sur le thème de la reprise et le tournant face auquel nous sommes).

Sauf que la réussite française passe aussi par celles de nos TPE et PME et pas uniquement les grands groupes déjà internationaux.

Leurs dirigeants n'ont hélas ! ni forcément le temps, ni forcément les moyens, d'accéder aux flots d'informations existantes pour avancer.

Bon vent donc à l'Institut et à bientôt

lundi 8 septembre 2008

Excellentes nouvelles

Ce samedi, je me suis rendu à la foire forestière de La Lattière (à côté de Saint Aulaye en Dordogne) pour voir fonctionner le Cover-Crop Non-Stop.



photo statique prise dans les Landes

La démonstration a eu lieu le matin et surtout je me suis rendu dans l'après-midi visiter des parcelles.

Pour mémoire le Cover-Crop Non-Stop est un outil forestier qui sert en entretien. L'objectif est de supprimer la végétation concurrente en un minimum de passages, le plus rapidement possible et avec le minimum de casse (qui diminue la productivité).

Ce déchaumeur forestier est l'outil le plus polyvalent puisqu'il est capable de travailler sur tout type de sol, sableux, limoneux, argileux ou équilibré.

Je ne m'attendais pas à de telles performances en un seul passage !


Comme une photo parle plus qu'un long discours, je vous laisse regarder:




A droite le seul et unique passage de l'engin

En productivité le système non-stop fonctionne remarquablement bien et l'entrepreneur qui l'a utilisé en est ravi.

Pour le plaisir une autre photo:


La problématique pour Ménard-Darriet-Cullerier va être de faire connaître les performances du matériel.

Je pense que le bouche-à-oreille va fonctionner rapidement et je vais me charger de communiquer sur le sujet.

mercredi 27 août 2008

Reprise de l'activité...

... si on veut car en fin de compte nous n'avons pas arrété pendant les 3 semaines !

Certes il y avait moins d'activité mais il y avait aussi moins de monde et moins de compétences.

En bref de quoi s'occuper !

Chose promise chose dûe donc revenons à notre aventure dans la Vienne.

Je suis contacté fin 2007 par un prospect pour un cover-crop forestier rigide.

Je prends rendez-vous, super contact, notre produit l'intéresse car il travaille déjà avec un matériel de notre marque mais plus petit.

Nous faisons affaire en janvier 2008 pour une livraison théorique en avril 2008.

Début juillet nous obtenons finalement les pièces manquantes (je vous passe les moultes péripéties pour y arriver ce serait trop long...)

Nous finissons de monter le matériel et arrivons à le livrer très content de nous.

Très content de nous jusqu'à ce que le client nous appelle en nous disant que l'outil ne fonctionne pas.

Diable ! Horreur ! Catastrophe ! Impossible !

C'est un matériel équivalent à celui avec lequel il a travaillé et qui fonctionnait très bien.

D'où cela peut-il venir ?

Nous passons en revue les différents paramètres de travail, de réglages, de... jusqu'à...

Jusqu'à ce que dans le fil d'une conversation téléphonique (au moins la quatrième de mémoire), le client m'indique qu'il avait personnellement modifié le matériel précédent.

Au niveau technique cela revenait simplement à augmenter l'angle des disques de 10°.

Une bagatelle technique sur un petit cover-crop mais beaucoup plus complexe à réaliser sur un Super Lourd Forestier Porté !

Résultat des courses: quelques sueurs froides (beaucoup en fait), des heures de réflexion, un déplacement sur site, la modification dans la journée du matériel et un client finalement satisfait.

Sauvé !

La moralité de cette histoire est: ne jamais considérer qu'un matériel même de notre marque n'est jamais modifié par un client et toujours reposer les questions techniques concernant les réglages !

Cela nous servira de leçon !!

Bonne reprise

mercredi 30 juillet 2008

Repos en vue et nécessaire

L'entreprise a mené tambour battant énormément de projets nouveaux depuis 1 an, l'activité de l'atelier se maintient à un niveau élévé depuis 13 mois... il est grand temps que les congés d'été arrive.

L'équipe est fatiguée, cela se voit, cela se sent et malgré tout ils continuent à assurer. Merci !

La majorité de l'entreprise s'arrète vendredi midi le 1er août pour reprendre le lundi 25.

Compte tenu de l'arrivée de nouveaux, l'atelier restera ouvert avec 4 personnes pendant ces 3 semaines ce qui nous permettra de répondre à certaines urgences.

Il me reste encore à régler la gestion des RTT. En prendre ou ne pas en prendre, telle est la question !

Au niveau administratif nous allons assurer une permanence jusqu'au retour de la secrétaire.

Heureusement cela va être une période plutôt calme.

Je dois vous avouer que j'ai hâte de prendre 15 jours de repos pour recharger les batteries.

Quelques nouvelles du front des nouveaux matériels:

- La location du débroussailleur à disques commence à fonctionner et nous n'avons pas rencontré pour l'instant de soucis majeurs ce qui confirme sa fiabilité. L'utilisation en forêt implique tellement de contraintes que l'on peut être satisfait quand cela se passe de cette manière sur un prototype.

- Le cover-crop non-stop est actuellement en location en Dordogne, j'ai eu l'entrepreneur hier et il est très satisfait de l'outil et du travail. Pas de casse non plus. Ouf !

- Le débroussailleur à rouleaux (rouleau landais pour les initiés) en 2,20m de travail et 4 tonnes fonctionne très bien. L'entrepreneur le tracte avec un 100 CV... Consommation à l'hectare à mesurer.

Tout va bien hormis quelques retards de paiement qu'il faut gérer.

Avant de partir en congés je relaterai notre aventure dans la Vienne... Edifiant.

dimanche 20 juillet 2008

Inflation / prix / marges

Pas un jour sans que ne fluctuent le prix des matières premières !

Fuel, acier, gaz... nous sommes sans cesse soumis à des augmentations (je ne parle pas de variations car la tendance est vraiment à la hausse pour le moment).

Dans ce contexte plusieurs problématiques se posent vis à vis de nos clients et prospects:

- Comment recalculer les prix de revient ?

- A quelle fréquence ?

- Dans quelle proportion faut-il faire évoluer les prix de vente ?

- Quelle est la limite "acceptable" par les clients ?

- Faudrait-il alléger les machines ?

A ces questions j'ai décidé que:

- MDC augmentera ses prix plutôt que de baisser la qualité de son matériel

- MDC répercutera au fur et à mesure les hausses au centime le centime sans pour autant augmenter ses marges car nos clients sont pour l'instant pris entre le marteau et l'enclume

(si nous n'augmentons pas, nous sommes condamnés à disparaître car sans bénéfices nous ne pourrons pas investir pour maintenir et améliorer la compétitivité)

lundi 30 juin 2008

Gestion de l'innovation

L'innovation est un critère essentiel de différenciation pour toute entreprise et tout particulièrement pour Ménard-Darriet-Cullerier.
Sur le marché des matériels forestiers d'entretien et de reboisement, nous sommes un acteur important et c'est une des solutions pour le rester !
L'entreprise a toujours été active dans le domaine, pour preuve les nombreux brevets déposés:

• par M.Darriet: 1923, 1926, 1947, 1954
• par M.Cullerier: 1953, 1954, 1958, 1960, 1967, 1973, 1978,1981
• par M.Ménard-Darriet: 1966
• par l'entreprise Ménard-Darriet-Cullerier: 1997
Depuis le début de l'année nous avons enchaîné les projets innovants (certains n'ont pas pu être breveté hélas mais ils sont quand même protégés...):

- outil tasseur de labour derrière un cover-crop



- débroussailleur combiné, co-breveté avec la société Planfor
(et non toujours pas de photo...)


- cover-crop non-stop


- remorque motrice pour utilisation dans les dunes avec garde au sol importante (matériel réalisé sur-mesure pour l'ONF)


Cette profusion d'innovations me fait souvent dire que je suis à la tête d'une start-up centenaire !
L'innovation est le moteur de l'équipe et nous devons prioriser la multitude d'idées que nous pourrions traiter.
Nous avons en effet encore quelques projets intéressants mais j'ai décidé de retarder ceux-ci de quelques mois pour nous permettre de capitaliser sur l'existant.
L'innovation coûte toujours un peu car il n'est pas forcément possible de répercuter la totalité des frais de R&D (je retiens l'idée de créer un jour une filiale consacrée à ce sujet...).
Heureusement j'ai pu mettre en place des solutions pour amoindrir ces coûts.
Le proche avenir pour MDC est assuré et j'espère que les semaines qui viennent apporteront leur lot de bonnes nouvelles !
A bientôt

jeudi 29 mai 2008

Merci à la loi TEPA

En tant que "jeune" entrepreneur, je remercie le gouvernement et le parlement d'avoir voté la loi TEPA.

Je les remercie notamment d'avoir donné la possibilité à des contribuables soumis à l'ISF de convertir cet ISF en investissement dans les TPE / PME.

Comme vous le savez il y avait 2 possibilités pour les TPE de lever des fonds:
- compléter son apport personnel
- disposer d'un projet solide, voire en béton, passer 3 ou 4 mois à négocier avec sa banque et se porter caution personnelle et solidaire (non, non, je n'exagère qu'un peu... chacun son métier après tout !)

Vous me direz c'est à l'entrepreneur de prendre des risques. Certes ! mais on peut avoir des idées intéressantes et ne pas avoir de fonds pour les mettre en oeuvre ce qui ralentit la vitesse d'exécution et réduit les fenêtres de tir...

Deuxième remerciement pour OSEO d'avoir construit ce site de mise en relations:
http://www.capital-pme.oseo.fr/

J'y ai mis un dossier de présentation de la société MDC et j'ai été en contact d'ores et déjà avec quelques investisseurs.

Vous y trouverez en substance les éléments suivants:
- Mes coordonnées personnelles
- Le montant et les objectifs de la levée de fonds
- Les informations sur la société
- Une présentation de celle-ci avec ses points forts et faibles

Je me suis posé la question d'ouvrir le capital ou pas.

Pourquoi le faire ? Je le fais pour les raisons présentées sur le site OSEO:

- moderniser l'outil de production pour permettre des gains de productivité et de marge

- faciliter le rachat d'entreprises positionnées sur le marché forestier et l'implantation commerciale (une reprise actuellement en cours d'étude)

- renforcer vis à vis des organismes financiers les fonds propres fragilisés par le plan de continuation de 2000

Je vous raconte depuis quelques mois ma vie d'entrepreneur et vous ai présenté un certain nombre des projets que je m'efforce de faire aboutir.

Je pense que l'ouverture de capital et l'apport de liquidités vont me permettre d'accélérer la réalisation de ces projets.

Cela ne va peut-être pas se concrétiser pour cette année mais cela ouvre des perspectives intéressantes pour 2009 !

Il manquait en France de business angels, ce que désormais cette possibilité d'investissement permet.

A bientôt !