mardi 21 octobre 2008

La crise, quelle crise ? (2)

Une petite pause pour décompresser et prendre du recul: j'en ai besoin cette semaine.

MDC subit coup sur coup deux chocs importants:
- accident de travail du chef d'atelier et arrêt concomitant d'un mois pleinement justifié (je croise les doigts pour qu'il ne soit que d'un mois...)
-congés d'une semaine pour raisons personnelles impérieuses de l'assistant technique

Le premier choc nous a plongé dans une pagaille monstre car la totalité de l'organisation de l'atelier dépendait du chef d'atelier.

Je m'en veux de ne pas l'avoir anticipé mais dans une TPE, comme il n'est pas possible de courir 50 lièvres à la fois, j'avais décidé que la modification de l'organisation de l'atelier n'était pas une priorité.

De fait C'EST devenu LA priorité pour Stéphane et moi-même plus rapidement que souhaité...

Nous sommes depuis en pleine remise à plat et réflexion sur l'organisation.

La question de base à laquelle nous sommes en train de répondre est de savoir comment gérer le flux de production (tiens au fait en voilà un bon sujet pour l'Institut Sage !).

En premier lieu il faut savoir qui fait quoi en prenant en compte les compétences du personnel et en gérant les priorités dans le flux. Le renfort de la personne en contrat de professionalisation ne sera pas de trop !

Il faut ensuite dispatcher le travail et gérer le flux d'information entre les différents intervenants: atelier / achats / commercial pour connaître le statut des commandes et leur degré d'avancement. Commencée ? Arrêtée ? Finie ? A livrer ? ...

Bref de quoi s'occuper ! Heureusement en ce moment c'est la saison de la palombe qui fait qu'au niveau commercial c'est un peu plus calme. Ouf !

Donc vous l'avez compris cette semaine en plus du reste je suis assistant technique (plutôt mauvais car on ne remplace pas l'expérience), coordinateur de production (pas vraiment ma formation initiale mais c'est très intéressant).

Heureusement que l'assistant technique, le vrai, a déblayé avant de partir en congés et que je peux compter sur l'ensemble du personnel pour que cela se passe au mieux, chacun m'apportant des informations et leur concours.

Bon pour être honnête, il y a quand même une chose qui se passe moyennement, c'est le retard pris mais comme de toute façon je n'ai pas d'autres solutions il faut faire avec.

J'en suis désolé pour les clients et je les prie de bien vouloir nous excuser mais nous essayons de gérer au mieux les priorités dans ce contexte difficile.

Pour finir sur une note positive, ces évènements vont nous permettre d'améliorer notre organisation et ma connaissance de l'entreprise.

Bonne fin de semaine à tous et hauts les coeurs !

vendredi 10 octobre 2008

La crise, quelle crise ?

Différente de celle de 29, incomparable à celle de 87, pire que celle de 2001... bref une crise comme le monde en connaît depuis toujours mais impossible à ignorer.

Dans ces conditions la question qui se pose à chacun d'entre nous et encore plus à moi en temps que chef d'entreprise est: comment la gérer ? (ou essayer de le faire !)

La première chose est de garder le moral et d'essayer de positiver. Il y a à un moment ou à un autre toujours des raisons d'espérer.

J'essaye de prendre à contre courant l'envie de repli sur soi. MDC continue donc de communiquer, de se différencier, de se faire connaître... avec pour l'instant quelques succès.

Nous avons aussi lancé quelques chantiers de ré-organisation qui vont nous permettre de continuer à améliorer à terme notre qualité et notre productivité.

Nous avons la chance (ou l'avons provoquée ?) de bénéficier d'une subvention du Conseil Régional d'Aquitaine afin de moderniser notre installation: nouvelle scie à ruban (installée), nouvelle table à oxycouper en numérique (en cours de négociation), passage en CAO 3D (en cours de validation) bref de quoi continuer à progresser.

Nous avons recruté un jeune en contrat de professionnalisation (en licence "Gestion des projets innovants" via le CRED) pour nous aider à accélérer la transition de l'optique vers le numérique avec notamment la mise sous informatique de tous nos plans (une parmi ses nombreuses missions).

Comme vous l'avez constaté je refuse pour l'instant de céder à la panique et à la morosité ambiante !

A suivre en fonction de l'évolution des évènements.

dimanche 28 septembre 2008

Institut Sage

Pour avancer il faut échanger !

Cela fait longtemps que je suis convaincu que les échanges sont nécessaires: ils permettent, si l'on accepte la critique constructive, de démultiplier les résultats.

La relation que je souhaite avoir avec mes amis, mes collaborateurs, mes clients, mes fournisseurs... prend en compte cette dimension.

On ne peut pas changer le monde en un coup de baguette magique mais chaque remarque permet de se remettre en question et d'apprendre.
Certes, cela ne va pas toujours forcément aussi vite que je voudrais ou que je souhaiterais, c'est la vie !

Ceci étant posé, vous comprenez pourquoi j'ai accepté de participer au lancement de l'Institut Sage en apportant mon témoignage d'ancien repreneur et de "jeune" chef d'entreprise.

En effet, même s'il est bien secondé, l'entrepreneur reste souvent seul face à ses questions et surtout prend seul les décisions.

Je souhaite que l'initiative de Pascal Houillon permette de briser cette solitude au travers de la création d'un réseau et facilite l'émergence de solutions.

L'idée de Pascal Houillon est assez simple: mettre en relations les entrepreneurs et leurs compétences pour leur permettre de progresser.

Il dit en substance: "L’Institut Sage a pour vocation de favoriser l’échange d’expériences et le partage de compétences, car les dirigeants sont les plus à même de trouver des solutions pour l’entreprise."

http://www.institut-sage.com/Sage_institut/

J'étais cette semaine en ligne avec un ami repreneur et de nos échanges sont nées des solutions applicables à nos business respectifs.

C'est un peu comme cela que je vois ma contribution à l'Institut Sage: l'échange d'expériences.

Il faut fédérer les énergies en ces temps difficiles et cette initiative couplée à celles d'autres (CRA, Caravane des Entrepreneurs...) doit contribuer à la réussite française dans la compétition mondiale (je reviendrai sur le thème de la reprise et le tournant face auquel nous sommes).

Sauf que la réussite française passe aussi par celles de nos TPE et PME et pas uniquement les grands groupes déjà internationaux.

Leurs dirigeants n'ont hélas ! ni forcément le temps, ni forcément les moyens, d'accéder aux flots d'informations existantes pour avancer.

Bon vent donc à l'Institut et à bientôt

lundi 8 septembre 2008

Excellentes nouvelles

Ce samedi, je me suis rendu à la foire forestière de La Lattière (à côté de Saint Aulaye en Dordogne) pour voir fonctionner le Cover-Crop Non-Stop.



photo statique prise dans les Landes

La démonstration a eu lieu le matin et surtout je me suis rendu dans l'après-midi visiter des parcelles.

Pour mémoire le Cover-Crop Non-Stop est un outil forestier qui sert en entretien. L'objectif est de supprimer la végétation concurrente en un minimum de passages, le plus rapidement possible et avec le minimum de casse (qui diminue la productivité).

Ce déchaumeur forestier est l'outil le plus polyvalent puisqu'il est capable de travailler sur tout type de sol, sableux, limoneux, argileux ou équilibré.

Je ne m'attendais pas à de telles performances en un seul passage !


Comme une photo parle plus qu'un long discours, je vous laisse regarder:




A droite le seul et unique passage de l'engin

En productivité le système non-stop fonctionne remarquablement bien et l'entrepreneur qui l'a utilisé en est ravi.

Pour le plaisir une autre photo:


La problématique pour Ménard-Darriet-Cullerier va être de faire connaître les performances du matériel.

Je pense que le bouche-à-oreille va fonctionner rapidement et je vais me charger de communiquer sur le sujet.

mercredi 27 août 2008

Reprise de l'activité...

... si on veut car en fin de compte nous n'avons pas arrété pendant les 3 semaines !

Certes il y avait moins d'activité mais il y avait aussi moins de monde et moins de compétences.

En bref de quoi s'occuper !

Chose promise chose dûe donc revenons à notre aventure dans la Vienne.

Je suis contacté fin 2007 par un prospect pour un cover-crop forestier rigide.

Je prends rendez-vous, super contact, notre produit l'intéresse car il travaille déjà avec un matériel de notre marque mais plus petit.

Nous faisons affaire en janvier 2008 pour une livraison théorique en avril 2008.

Début juillet nous obtenons finalement les pièces manquantes (je vous passe les moultes péripéties pour y arriver ce serait trop long...)

Nous finissons de monter le matériel et arrivons à le livrer très content de nous.

Très content de nous jusqu'à ce que le client nous appelle en nous disant que l'outil ne fonctionne pas.

Diable ! Horreur ! Catastrophe ! Impossible !

C'est un matériel équivalent à celui avec lequel il a travaillé et qui fonctionnait très bien.

D'où cela peut-il venir ?

Nous passons en revue les différents paramètres de travail, de réglages, de... jusqu'à...

Jusqu'à ce que dans le fil d'une conversation téléphonique (au moins la quatrième de mémoire), le client m'indique qu'il avait personnellement modifié le matériel précédent.

Au niveau technique cela revenait simplement à augmenter l'angle des disques de 10°.

Une bagatelle technique sur un petit cover-crop mais beaucoup plus complexe à réaliser sur un Super Lourd Forestier Porté !

Résultat des courses: quelques sueurs froides (beaucoup en fait), des heures de réflexion, un déplacement sur site, la modification dans la journée du matériel et un client finalement satisfait.

Sauvé !

La moralité de cette histoire est: ne jamais considérer qu'un matériel même de notre marque n'est jamais modifié par un client et toujours reposer les questions techniques concernant les réglages !

Cela nous servira de leçon !!

Bonne reprise

mercredi 30 juillet 2008

Repos en vue et nécessaire

L'entreprise a mené tambour battant énormément de projets nouveaux depuis 1 an, l'activité de l'atelier se maintient à un niveau élévé depuis 13 mois... il est grand temps que les congés d'été arrive.

L'équipe est fatiguée, cela se voit, cela se sent et malgré tout ils continuent à assurer. Merci !

La majorité de l'entreprise s'arrète vendredi midi le 1er août pour reprendre le lundi 25.

Compte tenu de l'arrivée de nouveaux, l'atelier restera ouvert avec 4 personnes pendant ces 3 semaines ce qui nous permettra de répondre à certaines urgences.

Il me reste encore à régler la gestion des RTT. En prendre ou ne pas en prendre, telle est la question !

Au niveau administratif nous allons assurer une permanence jusqu'au retour de la secrétaire.

Heureusement cela va être une période plutôt calme.

Je dois vous avouer que j'ai hâte de prendre 15 jours de repos pour recharger les batteries.

Quelques nouvelles du front des nouveaux matériels:

- La location du débroussailleur à disques commence à fonctionner et nous n'avons pas rencontré pour l'instant de soucis majeurs ce qui confirme sa fiabilité. L'utilisation en forêt implique tellement de contraintes que l'on peut être satisfait quand cela se passe de cette manière sur un prototype.

- Le cover-crop non-stop est actuellement en location en Dordogne, j'ai eu l'entrepreneur hier et il est très satisfait de l'outil et du travail. Pas de casse non plus. Ouf !

- Le débroussailleur à rouleaux (rouleau landais pour les initiés) en 2,20m de travail et 4 tonnes fonctionne très bien. L'entrepreneur le tracte avec un 100 CV... Consommation à l'hectare à mesurer.

Tout va bien hormis quelques retards de paiement qu'il faut gérer.

Avant de partir en congés je relaterai notre aventure dans la Vienne... Edifiant.

dimanche 20 juillet 2008

Inflation / prix / marges

Pas un jour sans que ne fluctuent le prix des matières premières !

Fuel, acier, gaz... nous sommes sans cesse soumis à des augmentations (je ne parle pas de variations car la tendance est vraiment à la hausse pour le moment).

Dans ce contexte plusieurs problématiques se posent vis à vis de nos clients et prospects:

- Comment recalculer les prix de revient ?

- A quelle fréquence ?

- Dans quelle proportion faut-il faire évoluer les prix de vente ?

- Quelle est la limite "acceptable" par les clients ?

- Faudrait-il alléger les machines ?

A ces questions j'ai décidé que:

- MDC augmentera ses prix plutôt que de baisser la qualité de son matériel

- MDC répercutera au fur et à mesure les hausses au centime le centime sans pour autant augmenter ses marges car nos clients sont pour l'instant pris entre le marteau et l'enclume

(si nous n'augmentons pas, nous sommes condamnés à disparaître car sans bénéfices nous ne pourrons pas investir pour maintenir et améliorer la compétitivité)