jeudi 28 février 2008

Un petit mieux

La trésorerie sort en cette fin février de la zone "critique". Merci à certains de nos clients de nous avoir réglé comme ils l'avaient promis !

Les projets continuent de s'enchaîner à un rythme soutenu et nous allons sortir coup sur coup 2 matériels sur mesure (j'aurais pu écrire prototype mais comme ils fonctionnent cela ne me convient pas).

Le matériel sur mesure est une manière de se différencier de la concurrence et cela permet aussi de faire progresser à la fois les techniques sylvicoles et le savoir-faire de l'entreprise.

Cela présente néanmoins un risque , soit d'avoir sous-estimé le montant du devis, soit d'avoir à modifier le matériel pour l'améliorer par rapport à l'idée de départ.

Si je vous en parle, vous vous doutez que nous sommes en train de vivre les 2 cas en ce début d'année !!

Et, deux affaires sur lesquelles nous devions gagner normalement notre vie se retrouveront finalement avec une marge proche de + ou - 0...

Malgré cela je reste persuadé qu'il faut prendre ce type de risques pour aller de l'avant.

J'ai deux autres projets intéressants mais cette fois-ci je me suis rapproché d'OSEO pour voir s'il était possible d'obtenir avance remboursable ou subvention. RDV est pris pour le 7 ou 10 mars. A suivre...

Au fait le contrôle URSAFF s'est bien déroulé et cela m'a permis de valider certains points sur lesquels j'avais des doutes (par exemple le calcul et le plafond des indemnités de déplacement).

Pour info j'ai été interviewé dans le cadre de la reprise par France Info et je passe à l'antenne (whaou !!!) le 4 mars dans la journée. Je vous mets le lien du podcast dès que possible.

Bonne semaine

mercredi 20 février 2008

Tension sur les règlements

Depuis le début de l'année la trésorerie de MDC se dégrade...

La cause ?

Pour une grande partie les retards de paiement des collectivités !

Ces retards nous impactent soit directement car ils sont clients chez nous soit indirectement car les entrepreneurs qui sont nos clients ne sont à leur tour pas payés.

Résultat des courses: appel au financement des créances publiques via OSEO (possibilité de financer 80% du montant pour environ 7% annuel), augmentation des charges financières et dégradation du résultat.

Je ne sais pas si ces retards viennent des élections à venir ou si les caisses sont vides pour le paiement mais nous le ressentons fortement aussi dans les prises de décision sur les devis en cours.

La situation est paradoxale car la forêt profite d'un essort important (impact bois énergie, bois de construction...) et ce trou d'air me pose un dilemne (maintenant récurrent): faut-il embaucher en prévision de ce qui va arriver ?

A bientôt

samedi 16 février 2008

Vous êtes positif

A tous ceux qui veulent reprendre je confirme qu'il faut un moral à toute épreuve pour faire face au quotidien et préparer le futur de l'entreprise que vous dirigez.

Gérer une entreprise est une responsabilité importante car elle n'engage pas que vous et votre famille mais aussi ses salariés, ses fournisseurs et ses clients !

J'ai discuté jeudi matin avec un futur repreneur, Régis, et je lui souhaite de réussir dans son entreprise.

J'en profite pour le remercier pour cet échange qui m'a permis de prendre du recul.

Comme je l'écrivais sur le blog de Pascal Houillon la préparation à l'après-reprise est un point que je n'avais pas abordé suffisamment.

Je pensais que ma capacité d'adaptation serait suffisante pour faire face à toutes les situations.

Si je regarde dans le rétroviseur, voici les principaux points pour lesquels je ne m'étais pas parfaitement préparé:
- gérer le niveau de marge et la rentabilité globale de l'entreprise (je reviendrais sur le sujet une autre fois)
- trouver des collaborateurs qualifiés en production et les fidéliser
- connaître les procédures sociales en détail
- gérer avec précision les plannings de production et de réparation
- obtenir des financements
- négocier les achats de matière première et essayer d'éviter les hausses successives (toute la question au final est qu'est-ce qui est répercutable au client et est-ce que nos concurrents subissent les mêmes hausses ?)
- gérer la trésorerie et connaître les différentes solutions au financement court terme

Je vous confirme que certaines nuits sont courtes et qu'il m'arrive de me réveiller en pleine nuit en cogitant à un problème particulier.

Heureusement je sais rester... positif ! ;-)

http://yannick.lenagard.free.fr/VousEtesJeune.mp3

A bientôt

samedi 2 février 2008

Les freins à l'embauche

Il existe en France un certain nombre de freins à l'embauche or le manque d'activité bien entendu !

Le premier est la pénurie de main d'oeuvre qualifiée (notamment pour les chaudronniers et je le vis tous les jours !).

Lorsque j'en discute avec d'autres chefs d'entreprise, on s'aperçoit que c'est le cas dans toutes les branches nécessitant de la main d'oeuvre.

Le rapport Attali (http://www.liberationdelacroissance.fr/files/rapports/pconclusions/premieres-conclusions.pdf) préconise notamment l'ouverture de nos frontières et je pense que cette préconisation est correcte par rapport aux situations vécues sur le terrain.

Le second frein concerne la motivation des nouveaux / futurs employés (côté équipe en place j'en suis très satisfait).

Je ne sais pas quelle vision du monde a été inculquée aux jeunes (et à certains moins jeunes), ce que je sais c'est que la culture du travail s'est perdue au profit (??) de la culture des loisirs.

Je suis d'accord pour trouver un équilibre entre travail et boulot car le boulot ne doit pas prendre le pas tout le temps sur le reste mais il en faut cependant un minimum !

Des conditions de travail correctes, le respect des salariés et leur implication dans la vie de l'entreprise pourraient être les réponses (?).

Personnellement je n'avais pas compris l'impact négatif (hors démotivation envers le travail) des 35 heures sur les petites structures de production.

J'ai bien intégré la perte de compétitivité induite. La preuve par l'exemple:

Prenez une entreprise avec des coûts fixes de 1000 € par semaine (hors salaires productifs) et 3 productifs payés au SMIC soit environ 10.25 € par heure (1280.07 + 175.37 + 99.33 = 1554.77 / 151.67). http://www.lentreprise.com/outils/indice-chiffre/article/11263.html


Pour être compétitif avec une structure encore aux 39h par semaine, il faut soit asseoir les coûts fixes sur davantage d'heures soit déplacer le terrain de jeux en proposant davantage de services, d'innovations, avoir une qualité perçue meilleure bref se différencier !

Le troisième, qui concerne plus l'impact au niveau résultat, concerne les seuils. Nous avons dépassé en fin d'année le seuil des 10 et une ribambelle de frais supplémentaires sont venus grevés les résultats (je vous détaille cela bientôt).

Cela motive pour embaucher car passer de 9 à 11 salariés n'a pas changé significativement le montant des résultats alors que les charges elles augmentent...

Au fait l'entreprise a un contrôle URSAFF mercredi. C'est mon premier, je vous tiens au courant.

Bonne semaine